Alors que Bretagne Vivante alertait dès le mois de juin sur le projet de déclassement de neuf communes des Monts d’Arrée, la décision est désormais effective. Dans un reportage diffusé par France 3 Bretagne, Jean-Noël Ballot, vice-président de Bretagne Vivante, rappelle les risques que ce recul réglementaire fait peser sur la ressource en eau.
Berrien, Botmeur, Brasparts, Brennilis, La Feuillée, Huelgoat, Lopérec, Plouyé et Saint-Rivoal ont été retirées des zones vulnérables aux nitrates d’origine agricole. Ces communes constituent désormais une exception au sein d’une Bretagne intégralement classée en zone vulnérable depuis 1994. Ce classement imposait notamment un plafond annuel pour les apports d’azote organique, un calendrier d’épandage et la couverture des sols en automne et en hiver. Le déclassement entraîne la disparition de ces obligations spécifiques. Il pourrait également favoriser le report d’effluents d’élevage provenant de secteurs voisins soumis à davantage de contraintes.
Interrogé par France 3 Bretagne, Jean-Noël Ballot, vice-président de Bretagne Vivante, est revenu sur les conséquences de cette décision. Au nom de l’association, il souligne l’incohérence qui consiste à alléger les protections applicables à un territoire aussi déterminant pour la qualité de l’eau. Le déclassement ouvre la voie à des pratiques moins encadrées, alors même que la vulnérabilité des bassins versants impose une vigilance durable. Cette prise de parole prolonge la mobilisation engagée par Bretagne Vivante aux côtés des élus locaux, des acteurs de l’eau et d’autres associations de protection de l’environnement.
▶️ Voir le reportage de France 3 Bretagne :
https://www.youtube.com/watch?v=yfgUCTVnsec
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