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Un premier cas de maladie fongique relevé sur un serpent en Bretagne

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Un premier cas de maladie fongique relevé sur un serpent en Bretagne

Les maladies infectieuses comptent parmi les causes principales du déclin actuel des populations d’amphibiens et de reptiles. En août dernier, un premier cas d’Ophidiomycose a été détecté en Bretagne sur une Couleuvre helvétique (Natrix helvetica). En France, cette maladie provoquée par un champignon, n’avait pour le moment été identifiée qu’en Bourgogne-Franche-Comté.

Alex Blondel

Fin août 2025, une Couleuvre helvétique (Natrix helvetica) présentant des lésions cutanées suspectes a été trouvée morte sur la commune de Tréogat, dans le Finistère. Les analyses génétiques réalisées sur cet individu ont confirmé la présence d’un champignon kératinophile pathogène, responsable de l’Ophidiomycose (Ophidiomyces ophidiicola). 

Cette maladie infectieuse décrite pour la première fois aux États-Unis en 2008, et dont la première mention en France date de 2021, avait pour le moment uniquement été détectée dans le Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté. L’Ophidiomycose touche potentiellement tous les serpents, avec vraisemblablement une plus grande sensibilité chez les Colubridés. En 2025, une première observation de mortalité a été enregistrée chez un individu juvénile de Couleuvre d’Esculape (Zamenis longissimus) en région Bourgogne-Franche-Comté (Palumbo et al., 2025).

Les signes visibles sont principalement des lésions cutanées, allant  de simples déformations des écailles à des ulcérations, voire des nécroses. Si vous observez des individus présentant ce type de plaies ou des mortalités suspectes, pensez à prendre des clichés, à noter la localisation de l’individu, et à transmettre ces informations au réseau SAGIR (sagir@ofb.gouv.fr).

Cette triste découverte dans le Finistère doit amener les observateurs à redoubler de vigilance vis-à-vis de la propagation de cette maladie. Pour les personnes réalisant des suivis avec des plaques, il est important de suivre un protocole sanitaire en cas de réutilisation du matériel sur un autre site, afin d’éviter la dissémination du pathogène. L’utilisation de Virkon ou d’éthanol à 70% pour la désinfection des plaques, des gants, ou de tout autre matériel permet de limiter les risques de propagation des pathogènes.

Pour plus d’information : 

Rappel des précaution sanitaires : 

https://drive.google.com/file/d/15j9asz7bM4MPuj3vvA-oxVlwlcLYqa4w/view?usp=sharing