Vendredi, à Saint-Just, la révision du SAGE Vilaine a été adoptée par 45 voix sur 63, dépassant la majorité des deux tiers requise. Après plusieurs mois de tensions et d’opposition de syndicats agricoles productivistes, ce vote marque une avancée pour la protection de l’eau et des milieux naturels.
Des incertitudes demeurent toutefois. Les règles concernant l’usage des herbicides du maïs à proximité des captages d’eau prioritaires et la préservation des zones humides pourraient être affaiblies par les évolutions réglementaires annoncées. Ces modifications restent à confirmer officiellement. La mise en application du nouveau SAGE dépend également de la ratification d’un arrêté par la préfète de Région.
Une bonne douzaine de militantes et militants de Bretagne Vivante, notamment des antennes de Redon et de Brocéliande-Lanvaux, étaient présents pour soutenir cette révision et défendre une véritable expression démocratique.
À leurs côtés se trouvaient des associations de défense des victimes des pesticides, des paysans de la Confédération paysanne et des agriculteurs biologiques d’Ille-et-Vilaine et du Morbihan.
Cette mobilisation s’inscrit dans une série de rassemblements organisés ces derniers mois, notamment à Châteaubourg, Sainte-Marie de Redon, Ploërmel et Rennes. Ces rendez-vous ont permis de renforcer les liens entre les organisations engagées pour une gestion durable de l’eau et une agriculture plus respectueuse de l’environnement.
Ludovic Brossard, président de la collectivité Eau du bassin rennais et conseiller municipal rennais délégué à l’alimentation durable, a été élu président du SAGE Vilaine. Son engagement en faveur de l’environnement et de la sortie des pesticides constitue un signal encourageant.
Par ailleurs, Pierre Roblin, de l’antenne Bretagne Vivante de Châteaubriant, devient le nouveau délégué de l’association à la commission permanente du SAGE. Il succède à Françoise Lacheron.
Cette adoption est une étape importante, mais la vigilance reste de mise. Bretagne Vivante – CEN Bretagne continuera à défendre une gestion ambitieuse de l’eau, la préservation des zones humides et la réduction de l’usage des pesticides, au service de la biodiversité et de l’intérêt général.
Article de Jean-Charles MICHEL (de l’antenne BV Brocéliande-Lanvaux)