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Aux Grandes Landes de Trébédan, la nature poursuit sa reconquête

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Aux Grandes Landes de Trébédan, la nature poursuit sa reconquête

Depuis le début de l’année 2026, la réserve des Grandes Landes de Trébédan n’a pas manqué d’activité. Entre suivis naturalistes, chantiers de gestion, animations et projets de restauration, ces derniers mois confirment la vitalité de ce site remarquable… et l’énergie collective mobilisée pour l’accompagner.

Observer, comprendre, mieux protéger

Ce printemps a été particulièrement riche en inventaires naturalistes. Les prospections menées autour des mares ont permis d’observer une belle diversité de libellules et demoiselles, révélatrices de la qualité des milieux humides restaurés.

Les inventaires bryologiques ont, eux aussi, apporté leur lot de belles découvertes (notamment une station de Dicranum bonjeanii), confirmant l’intérêt patrimonial des secteurs tourbeux des Grandes Landes. Les suivis botaniques et les premières sorties POPAmphibiens sont venus compléter cette meilleure connaissance du site.

Toutes ces observations nourrissent un objectif simple : mieux comprendre le fonctionnement écologique des Grandes Landes pour mieux les préserver.

 

Agir concrètement sur le terrain

Protéger un site naturel, c’est aussi intervenir. Ce printemps, une quinzaine de bénévoles se sont mobilisés lors d’un chantier de bâtonnage de fougère aigle afin de limiter l’expansion de cette espèce particulièrement compétitive sur certains secteurs.

Comme l’an dernier, l’éco-pâturage reprendra également tout l’été : six à sept ânes parcourront les landes jusqu’en octobre, mettant leurs dents au service du site pour contenir la dynamique de fermeture des milieux.

Préparer les prochaines étapes

L’année 2026 sera aussi marquée par la poursuite des actions de restauration écologique. À la suite de l’étude hydrologique réalisée en 2025, plusieurs interventions sont envisagées : comblement des drains encore actifs, étrépage localisé et création de nouveaux « trous d’eau », ainsi qu’une petite mare supplémentaire d’environ 50 à 60 m².

Aux Grandes Landes de Trébédan, la nature progresse, mais rien n’est jamais acquis. Observer, restaurer, transmettre : c’est cette vigilance collective qui permet, année après année, d’accompagner le retour du vivant.