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Projet de loi d’urgence agricole : Bretagne Vivante rejette certaines mesures annoncées

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Projet de loi d’urgence agricole : on ne sauvera pas l’agriculture en sacrifiant la nature, comme on ne protègera pas la nature sans une agriculture juste et durable.

Bretagne Vivante rejette certaines mesures annoncées du projet LUA

Elles instrumentalisent la détresse du monde paysan et imposent un recul du droit de l’environnement. 
Si la crise agricole est bien réelle et exige des réponses rapides afin de redonner de l’espoir et des moyens aux agriculteurs, elle ne peut servir de prétexte à la dérégulation environnementale, notamment en Bretagne. Une grande part des annonces de ce texte ne s’attaque pas aux causes profondes de la crise et conforte un modèle obsolète.

🌿 Fragiliser encore les milieux ne sauvera pas l’agriculture

Ce n’est pas l’écologie qui est punitive et qui met les agriculteurs et les milieux en péril, mais bien le modèle productiviste qui peine à évoluer face aux évidences sanitaires, climatiques et scientifiques. Il ne faut pas se tromper de colère, les solutions sont à chercher dans les modes de production et surtout de distribution. Sous couvert de simplification, en affaiblissant la protection de l’eau, des sols, des haies, de la biodiversité et sans prendre sérieusement en compte le dérèglement climatique, la loi d’urgence agricole en projet : 
🌱 fragilise la durabilité des filières agricoles et dévalorise l’image des productions bretonnes,
🌱 accentue les risques sanitaires et environnementaux,
🌱 pénalise les exploitations engagées dans la transition agroécologique attendue des citoyens. 

Par ailleurs, ce ne sont pas des mesures sans fondement scientifique, comme celles envisagées à l’encontre du loup, des vautours ou de l’ours, qui vont permettre aux éleveurs de pérenniser leur activité. Ou alors, faut-il considérer que l’éradication de tout le vivant qui gêne les actions humaines est à l’ordre du jour ?

En Bretagne, une loi aux effets potentiellement très néfastes

En Bretagne, les effets de l’agriculture intensive sont depuis longtemps documentés, comme la pollution de l’eau potable, la prolifération d’algues vertes, la destruction des milieux naturels et du bocage. Les petites et moyennes exploitations, indispensables à l’avenir de l’agriculture bretonne, ne trouveront aucune solution durable dans cette loi. Abaisser encore plus les garde-fous dans des territoires déjà sous forte pression est irresponsable et honteux vis à vis des générations à venir. Cette loi expose :
▪️les agriculteurs à de nouvelles impasses techniques et économiques,
▪️les citoyens, dont les agriculteurs, à des risques accrus pour la santé (air, eaux),
▪️les collectivités à des coûts environnementaux et juridiques supplémentaires, tout en affectant la ressource en eau pour les générations futures et en entamant la cohésion sociale.

Bretagne Vivante appelle à un changement de cap ambitieux et concerté

Bretagne Vivante demande :
▪️le retrait des dispositions affaiblissant le droit de l’environnement,
▪️un soutien clair aux modèles agroécologiques ainsi que ceux en transition,
▪️un projet durable et partagé pour une agriculture solide, en particulier bretonne. Il doit utiliser comme leviers bénéfiques, les enjeux de transition écologique, de protection du vivant et ainsi favoriser une vraie reconnaissance sociale et une valorisation du revenu des agriculteurs.

Contact presse : 
Emma Le Pouliquen – Chargée de la communication et des partenariats de Bretagne Vivante
📞 Téléphone : 07.86.49.04.59.
📧 Email : emma.lepouliquen@bretagne-vivante.org