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A la recherche des prairies oligotrophes de Loire-Atlantique

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A la recherche des prairies oligotrophes de Loire-Atlantique

Bretagne Vivante dévoile les résultats de 3 ans d’étude sur les prairies oligotrophes (pauvres en nutriments) de Loire-Atlantique : ces prairies fleuries, réservoirs de biodiversité, disparaissent à un rythme alarmant. Orchidées sauvages, pollinisateurs, reptiles… ces espèces remarquables perdent leur habitat. Restitution publique le 24 mars à La Mano, Nantes. Enjeux : transition climatique, qualité de l’eau, soutien aux éleveurs en gestion extensive.

Les équipes de Bretagne Vivante en Loire Atlantique ont réalisé une importante étude sur l’état des prairies oligotrophes du département. Vous avez dit « oligotrophe » ? Ce jargon d’écologue veut dire « pauvre en nutriments ». Retenez-bien cela : les prairies pauvres en nutriments sont les plus riches en biodiversité ! Et oui, ces prairies naturelles fleuries sont le gite ou le couvert d’espèces remarquables ou protégées : orchidées sauvages, pollinisateurs, reptiles, odonates et papillons…

Après 3 années de relevés phytosociologiques sur le terrain et d’analyses, il est l’heure de présenter des résultats concrets pour la Loire-Atlantique :

La restitution aura lieu le 24 mars de 14h à 16h à La Mano, à Nantes.

L’étude a volontairement été focalisée sur les prairies naturelles ne bénéficiant d’aucun zonage de protection ou de conventionnement (Natura 2000, APHN, ENS, etc.). Elle montre l’évolution du paysage et la disparition accélérée de ces prairies naturelles fleuries, véritables réservoirs de biodiversité ; autrefois banals, désormais rares.

Les résultats alertent également sur l’importance de la prise en compte du rôle écologique primordial de ces prairies, pour la grande majorité humides et paratourbeuses. Dans un contexte de transition climatique, les prairies naturelles humides constituent un enjeu important pour concilier production agricole, qualité de l’eau et préservation de la biodiversité.

Ce programme souligne enfin l’importance et la responsabilité de la profession agricole dans le maintien de ces paysages patrimoniaux. Car sans gestion extensive… finies les prairies oligotrophes. Différents leviers de soutien aux éleveurs sont à l’étude pour que leurs efforts de préservation du vivant soient récompensés, même hors des zones Natura 2000.

Ce programme est soutenu par la DREAL Pays de la Loire depuis 2022. Il a également reçu des financements complémentaires de la part du Conseil Départemental de Loire-Atlantique (Contrat Loire-Atlantique Nature) et de Nantes Métropole.