Chaque hiver, les successions de dépressions atlantiques peuvent provoquer des échouages d’oiseaux marins sur le littoral, en particulier des alcidés (macareux, guillemots, pingouins). Ces oiseaux, affaiblis par le manque de nourriture ou en pleine mue (ce qui les rend temporairement inaptes au vol), sont particulièrement vulnérables en février-mars. Les pollutions maritimes peuvent également être en cause.
Vérifiez d’abord qu’il est réellement en difficulté : un oiseau au sol n’est pas forcément en détresse. Intervenez seulement s’il présente des signes clairs : apathie, aile pendante, saignement, impossibilité de se lever, maigreur extrême.
Appelez un centre de soins SOS Faune Sauvage Bretagne : 02 57 63 13 13 7j/7 de 9h à 18h – www.sosfaunesauvage.bzh
LPO Île Grande (22) : 02 96 91 91 40 | Côtes-d’Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine : 06 52 88 20 32
P.i.a.f.s. – Languidic (56) : 07 88 87 98 32
FAUNE SAUVAGE en DETRESSE (44) : 06 87 06 61 84
• Protégez-vous avec des gants et restez vigilant (bec, pattes).
• Recouvrez l’oiseau d’un tissu épais pour le calmer, maintenez les ailes collées au corps.
• Placez-le dans un carton adapté (quelques trous, papier journal au fond).
• Ne lui donnez ni à manger ni à boire. Gardez-le au calme, dans un endroit tempéré.
• Acheminez-le vers le centre de soins le plus vite possible.
Réglementation : transport d’espèces protégées Le transport des espèces protégées (vivantes ou mortes) est règlementé. Les particuliers souhaitant acheminer un ou des oiseaux vers un centre de sauvegarde doivent obligatoirement : Prévenir le centre de sauvegarde de leur arrivée, en précisant le nombre d’oiseaux et les espèces transportées et effectuer le transport dans les plus brefs délais et par l’itinéraire le plus direct.
Par précaution sanitaire, ne touchez pas le cadavre.
Signalez la découverte à votre mairie (compétente pour l’évacuation des cadavres). Signalez aussi sur l’application NaturaList (ou ICAO) (voir plus bas). Pour éviter les doubles comptages, mettez une ficelle sur la patte de l’oiseaux pour indiquer qu’il a été signalé sur une appli.
Les oiseaux bagués ou équipés Les oiseaux morts peuvent fournir des données scientifiques très précieuses. Avant tout retrait du cadavre, vérifiez s’il porte :
• une bague métallique à la patte (notez le numéro complet)
• une bague couleur (notez la couleur de la bague ou des bagues, en précisant patte droite ou gauche, et s’il y a un code, notez le code alphanumérique et la couleur du code)
• un équipement électronique (GLS, GPS) fixé sur la patte ou le dos Si c’est le cas, récupérez l’équipement (avec gants) et photographiez la bague.
Transmettez les informations à Bretagne Vivante. Contact Bretagne Vivante – oiseaux marins : Bernard Cadiou – 06 07 13 64 28 – bernard.cadiou@bretagne-vivante.org
La France est en niveau de risque « élevé » vis-à-vis de la grippe aviaire depuis octobre 2025. Le risque de transmission à l’humain reste faible, mais quelques gestes simples permettent de se protéger :
• Évitez de toucher les oiseaux morts ou visiblement malades. • Si vous devez manipuler un oiseau : portez des gants, lavez-vous les mains ensuite.
• Détenteurs de basse-cour : nettoyez chaussures et mains avant de retrouver vos volailles.
Plus d’infos : FAQ grippe aviaire de la LPO
Chaque observation compte ! Plusieurs dispositifs permettent aux bénévoles de participer au recensement des oiseaux échoués.
Application NaturaList – Gratuite (Google Play). Signalez toute observation.
Application ICAO – Gratuite (App Store / Google Play). Signalez tout oiseau marin échoué lors de vos balades sur le littoral. Un simple signalement ponctuel est déjà utile !
Programme REOMA – Suivis organisés par la LPO Bretagne de mi-décembre à mi-mars, un weekend sur deux, sur des transects définis. Contact : Esteban Vilboux (LPO Bretagne).
Réseau échouage LIFE SeaBiL – Réseau européen (France, Espagne, Portugal) coordonné par la LPO France.
Même sans le toucher, vous pouvez relever des informations précieuses :
Ces données alimentent les évaluations d’impact (méthodes EUROWA) et contribuent à mieux comprendre les causes de mortalité des oiseaux marins.