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Qui est l’oiseau du mois ?

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L'Alouette des champs

Qui n’a pas entendu son chant complexe et long, haut dans le ciel jusqu’à 100 m! Ce chant nuptial, l’Alouette des champs n’en est pas avare de mars à juillet, période de nidification où elle peut effectuer jusqu’à trois couvées. Trois à cinq œufs sont déposés dans une coupe d’herbes sèches et de crin à terre, dissimulée dans une touffe d’herbe.

Crédit Photographe : E. Holder

De taille inférieure à un Etourneau sansonnet, son plumage brun clair est abondamment piqueté de gris brunâtre sur le doset rayé sur la poitrine et les flancs. Elle a un ventre blanc. Ses plumes du dessus de la tête peuvent se dresser, formant une petite huppe. On la rencontre au bord des chemins et posée sur les poteaux délimitant les parcelles. Dérangée, elle vole alors tout près du sol, ailes vibrantes puis se pose queue à demi-étalée montrant alors les rectrices externes blanches.

L’alouette des champs, rencontrée uniquement en milieu ouvert, vit sur le sol.

Pour se nourrir, elle fouille sur le sol, cherchant sa nourriture à vue, un peu accroupie et avançant au fur et à mesure. Son plumage la rend presque invisible au sol. Araignées, vers de terre, petits insectes et leurs larves, petits escargots, graines et pousses, feuilles de plantes composent son régime alimentaire.

En Bretagne, l’espèce est sédentaire et reçoit des populations du nord de l’Europe et de la Russie en hiver. L’espèce migre aussi bien de jour que de nuit. En hiver, elle se regroupe dans les emblavures, les chaumes de maïs avec des fringilles et colombidés, mais aussi dans la végétation des estrans.

 

 

Toutes les populations européennes d’alouettes des champs sont menacées par la perte de leur habitat liée aux changements des pratiques agricoles et probablement par des difficultés à trouver leur nourriture là où les insecticides, désherbants et fongicides sont massivement utilisés.
 Cette hypothèse est étayée par le programme STOC (Suivi Temporel des Oiseaux Communs) qui a détecté un fort déclin des populations d’Alouettes des champs de l’ordre de 22 % depuis 1989 (date du commencement du programme STOC) et une diminution de 10 % depuis 2001.
Dans d’autres cas, l’abandon du pâturage extensif provoque un développement des fourrés et des arbres qui lui est défavorable. A titre d’exemple, l’atlas des oiseaux nicheurs de Bretagne signale « À Ouessant, l’Alouette des champs, qui était très abondante au milieu du XXe siècle, comptait encore 200 couples en 1986, mais seulement 11 en 2009 ».

Ajoutons que l’espèce, classée en mauvais état de conservation, est encore chassable en France…