Le Gravelot à collier interrompu Anarhynchus alexandrinus est présent sur la quasi-totalité du littoral breton. En 2025 ses effectifs sont presque revenus au seuil de la fin des années 2 000 avec 287 couples. La Bretagne accueille 46 à 60 % de la population allant de la frontière franco-belge au sud Bretagne. La responsabilité de la Bretagne est primordiale dans la préservation de cette espèce à fort intérêt patrimonial.
Chaque année des actions pour la conservation de l’espèce sont menées par Bretagne Vivante et ses partenaires : comptage concertés, suivi des nicheurs, protection des nids, suivi des rassemblements postnuptiaux, étude comportementale, sensibilisation des usagers des plages, etc.
Le travail réalisé depuis 2011, porte ses fruits mais la situation générale reste fragile. La protection des gravelots est une action globale qui prend en compte la conservation d’un écosystème sensible : les hauts de plage. Protéger nos plages, pour qu’elles vivent, c’est permette la conservation d’un écosystème fragile de notre patrimoine naturel. Les actions menées en faveur des gravelots sont un moyen d’éduquer à l’écologie le grand public, et d’expliquer les effets des activités humaines sur les milieux naturels et les espèces. Protéger la bande littorale et les milieux dunaires, c’est protéger nos activités socio-économiques, culturelles et de loisirs concentrées sur la bande littorale. L’arrêt des actions de protection pourrait aboutir au déclin rapide et irrémédiable de l’espèce d’ici 50 ans.
Au vu de la responsabilité de la Bretagne pour la conservation de cette espèce, il est nécessaire que la Bretagne (façade Nord Atlantique-Manche Ouest, NAMO) puisse bénéficier d’une stratégie d’actions limicoles nicheurs des hauts de plages similaire à celle de la façade Manche-Mer du nord.