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Qui est l’oiseau du mois ?

L’Épervier d’Europe

Si son nom est bien connu du public, l’Épervier d’Europe (Accipiter nisus, en breton Sparfell c’hlas) l’est malheureusement beaucoup moins, car tous les petits rapaces (en particulier le Faucon crécerelle), sont souvent confondus sous le terme d’épervier.

Aspect

Encore faut-il arriver à le voir ! Avec son vol rapide et maniable, souvent en rase-motte ou se cachant derrière les haies, ses apparitions sont souvent fugaces. Ce sont les ailes relativement courtes, larges et arrondies, contrastant avec une queue longue qui signent la silhouette de ce petit rapace.

La taille et la coloration du plumage varie fortement avec le sexe et l’âge : les femelles sont nettement plus grandes que les mâles. Et alors que les jeunes sont bruns dessus, les adultes sont ardoisés sur les parties supérieures. Le mâle adulte se distingue aux couleurs orange brique des parties inférieures.

Photos : Ci-dessus, un Épervier d’Europe, à ne pas confondre avec ci-dessous, le Faucon Crécerelle.

Mode de vie

Ce rapace, présent toute l’année en Bretagne, y est sédentaire. Capturant sa nourriture en plein vol, il se nourrit de divers passereaux. S’il fréquente surtout les milieux boisés et bocagers, on peut aussi l’observer en milieu urbain. L’hiver, il n’est pas rare ainsi de le voir surgir soudain près des mangeoires pour profiter à sa manière du nourrissage des oiseaux.

Si le mâle s’attaque surtout aux petits passereaux (pinsons, mésanges…), les femelles capturent couramment merles, grives, étourneaux et même pigeons ramier.

Reproduction

Pour se reproduire, il établit généralement son aire dans les conifères. Il adopte souvent des petits boisements de quelques hectares, mais peut aussi s’installer en lisière de forêts plus étendues.

État des populations

Alors qu’elles avaient beaucoup décliné après 1950 du fait de l’usage des insecticides organochlorés (DDT notamment), les populations d’épervier se sont largement rétablies des années 1970 aux années 1990. En 2008, la population régionale était estimée entre 4500 et 7000 couples. Il s’agit actuellement d’un des trois rapaces les plus communs de la région, avec la Buse variable et le Faucon crécerelle. La tendance récente d’évolution n’est pas connue, mais la destruction des haies et la diminution des densités de passereaux en zone agricole pourraient influer négativement sur ses populations à l’avenir.

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