SOS FAUNE EN DANGER

- PREMIERS RÉFLEXES 

  • Avant toute chose, assurez-vous que l'animal ait vraiment besoin d'aide : soyez observateur de son environnement et de ses comportements.
  • Mettez ensuite l'animal en sécurité : dans le noir, dans un carton, laissez le tranquille pour minimiser son stresse, ne le nourrissez pas avant d'avoir contacté un spécialiste.
  • Contactez immédiatement un centre de soins qui vous donnera des conseils personnalisés et adaptés. 
>> Océanopolis au 02 98 34 40 51(mammifères et oiseaux marins)
>> Volée de Piaf au 06 08 98 42 36 (oiseaux et mammifères) OU le refuge LPO de l'île Grande au 02 96 91 91 40 (oiseaux marin)
>> École vétérinaire de Nantes-  ONIRIS au 02 40 68 77 76 (mammifères, oiseaux) 

  

Rappelez-vous que de nombreuses espèces de la faune sauvage sont protégées, cela signifie qu'il est interdit de toucher l'animal. Si ce dernier est blessé, vous pouvez lui venir en aide à condition de contacter un centre de soins qui vous donnera les meilleurs conseils (contacts ci-dessus).

Gardez également en tête que la faune sauvage est sauvage et que les contacts avec l'humain doivent être réduits au strict minimum et dans l'objectif de lui rendre sa liberté au plus vite. 

  

- CONSEILS GÉNÉRAUX 

Mammifères marins

Si vous trouvez un mammifère marin (phoque ou dauphin) vivant ou mort :
  • N’intervenez pas, ne le touchez pas en raison des risques sanitaires.
  • Contactez rapidement Océanopolis au 02 98 34 40 51 (7j/7 24h/24). Océanopolis est le coordinateur régional du Réseau National Échouage (RNE).
  • Si vous le pouvez, envoyez une photo à : soigneurs@oceanopolis.com, à christine.dumas@oceanopolis.com ou à sami.hassani@oceanopolis.com
À savoir

Concernant les phoques vivants que vous pourriez observer, la plupart ne sont pas en difficulté et ont nul besoin d’être acheminés vers notre centre de soins. Un phoque qui veut se reposer va se mettre naturellement au sec.

Entre novembre et février, beaucoup de jeunes phoques de l’année sont régulièrement observés. Parmi ces derniers certains peuvent avoir eu des difficultés à s’alimenter et sont faibles voire malades. C’est à partir de vos témoignages et photos que l’équipe mammifères marins décidera si elle doit récupérer certains de ces animaux pour les acheminer vers le centre de soins d’Océanopolis.

En savoir plus sur le centre de soin d'Océanopolis

    

Chauves-souris

Vous avez trouvé une chauve-souris blessée ou affaiblie ?

Il faut savoir que toutes les espèces de chauves-souris sont protégées, il faut donc les laisser tranquille et les admirer de loin. 

Il s’agit ensuite de déterminer si l’animal est en difficulté. Une chauve-souris au sol, au pied d’un mur ou au soleil aura très probablement besoin d’aide. En revanche, une chauve-souris paisiblement accrochée entre deux chevrons sous une avancée de toit est dans son élément naturel et c’est certainement un Murin à oreilles échancrées.

  • Avant de la manipuler, munissez-vous d’une paire de gants en cuir épais. La chauve-souris, si elle est blessée et qu’elle souffre, peut essayer de mordre pour se défendre.
  • Placez-la délicatement dans une boîte en carton bien fermée, type boîte à chaussures, contenant un torchon (de manière à ce qu’elle puisse s’y agripper) et une coupelle d’eau peu profonde pour qu’elle puisse boire, si besoin est. Mettez la boîte dans un endroit calme et frais, à l’abri d’un éventuel danger, tel qu’un chat. Soyez délicat, l'animal est fragile.
  • Contactez le Groupe Mammalogique Breton (GBM) au 02 98 24 14 00 ou la Maison de la chauve-souris/AMIKIRO au 09 67 38 18 59
Une chauve-souris est entrée chez moi !

L’été, il fait chaud et nous laissons nos fenêtres ouvertes : il se peut qu’une chauve-souris de passage en ait profité pour rentrer dans votre maison.
Pas de panique. Contrairement à la légende, elle ne cherchera jamais à s’accrocher dans vos cheveux ! Inutile de la poursuivre à travers la pièce, vous ne ferez que la stresser.

Le plus simple reste encore d’éteindre toutes les lumières, de sortir de la pièce et de laisser la fenêtre ouverte et les voilages tirés. Après quelques minutes, la chauve-souris devrait partir d’elle-même.

Une colonie s’est installée chez moi

À partir du mois de mai et jusqu’en septembre, les femelles se rassemblent dans les combles pour pouvoir mettre bas et élever leurs petits. Cette cohabitation se fait dans la majorité des cas sans encombre. Les chauves-souris sont des animaux généralement discrets et leur présence n'est parfois découverte qu'après des années.
Dans quelques rares cas, les bruits des chauves-souris (cris, « grattements ») ou la présence de crottes et d'urine, peuvent occasionner une gêne chez les occupants des lieux. Cela ne concerne que quelques espèces, dont la présence en nombre, dans des configurations bien spécifiques, peut poser problème.
Ce qu'il faut savoir :

  • D'abord, toutes les espèces de chauves-souris en Bretagne sont protégées. 
  • Contrairement aux idées reçues, les chauves-souris ne « pullulent » pas et l’essentiel des colonies reste stable en effectif. Leur fertilité n'est pas comparable à celle des rongeurs. Elles n’ont qu’un seul petit par an.
  • Elles ne viendront pas ronger les câbles et l’isolation des bâtiments. Ce ne sont pas des animaux destructeurs et elles n'apportent aucun matériau au gîte. Les seules traces de présence qu’elles peuvent laisser proviennent du guano (excréments noirâtres) ou de l’urine.
  • Sachez que ces petits mammifères sauront vous rendre service. Une chauve-souris peut chasser jusqu’à 3000 insectes par nuit ! Moustiques, papillons de nuit, hannetons, moucherons, sont autant de proies dont elle se régale. De quoi réguler durablement les populations d'insectes et ménager une certaine quiétude sur votre terrasse les soirs d'été.
  • Le guano représente un excellent engrais naturel. Relativement puissant, il vous faudra le diluer avant de l’utiliser.
  • Enfin, sachez qu’elles sont exigeantes quant à la qualité de leurs lieux de repos et de mise-bas. Si elles ont choisi votre maison, c’est un avant tout un gage de qualité environnementale. Elles ont réussi à y trouver à la fois des lieux calmes, chauds et accessibles et des terrains de chasse de qualité.

Ce qu'il est possible de faire :

  • Si la présence de crottes et d'urine devient préoccupante, la pose d'une bâche sur le plancher (du grenier, notamment) peut être envisagée. Elle sera évacuée et nettoyée tous les deux ans en moyenne et fera écran à l’imprégnation du bois et de l'isolant par l'urine.
  • Pour les colonies où les excréments tomberaient à l'extérieur (en terrasse), un petit coup de balai devrait vous débarrasser de ce désagrément !
  • L'accès au grenier ou la position des chauves-souris dans leur gîte peuvent rendre difficile la mise en œuvre de ces mesures génériques. Des solutions peuvent néanmoins être trouvées en installant des gîtes à chauves-souris par exemple
  • Si malgré tout, les nuisances vous semblent trop difficiles à supporter, n’hésitez pas prendre contact avec le service de l’OFB (anciennement ONCFS) au 02 99 41 15 99 qui est le seul organisme à pouvoir décider d’un déplacement d’espèces protégées.

  
Encore plus de conseils 

 

Oiseaux

L’animal est-il réellement en détresse ?

De trop nombreux animaux sauvages sont recueillis et amenés en centre de sauvegarde sans réelle cause de détresse. Aussi, avant d’agir, assurez-vous d’abord que l’animal est bien en situation de détresse. Quelques conseils : 

  • Prenez le temps d’observer, de regarder l’environnement dans lequel vous l'avez trouvé. C’est important car un animal n'est pas forcément en détresse ou abandonné par ses parents quand on le trouve au sol...
  • Idéalement, ne recueillez un animal que s’il est manifestement blessé (aile pendante, trace de saignement, impossibilité de se tenir sur ses pattes). La majorité des animaux sauvages craint l’humain.
  •  Un individu adulte qui reste immobile est vraisemblablement malade, affaibli ou blessé. Incapable de se défendre, il s’expose à la prédation par d’autres animaux et à des dangers divers (faim, déshydratation, épuisement…) : intervenir s’impose ! L’animal que vous avez trouvé est réellement en détresse !
Que faire ? 
  • Avant tout gardez votre calme ! 
  • Protégez-vous ! Faites bien attention aux serres des rapaces et aux coups de bec des échassiers. Utilisez des gants et soyez vigilant aux mouvements de votre tête et de celle de l’oiseau !
  • Pour le manipuler, maintenez-lui les ailes collées au corps et la tête cachée. Ne jamais bloquer ou fermer le bec d’un oiseau avec un élastique ou du ruban adhésif ! 
  • Capturez-le avec prudence, précautions et sans précipitation, à l’aide d’un tissu épais (serviette, vêtement…) et le mettre dans un carton. Dans l’obscurité, l’oiseau se calmera.
  • Veillez à ne jamais l’exhiber, ce stress supplémentaire risquerait d’aggraver son état.
  • Ne lui donnez ni à manger ni à boire. Vous risqueriez de l’étouffer ou de lui donner une nourriture inadaptée.
  • Préférer un carton plutôt qu'une cage, il risquerait de se blesser davantage.
  • Isolez-le en attendant de le transférer vers une structure habilitée. Placez-le au calme dans une pièce tempérée.
  • Contactez le un centre de soin, l'association Volée de Piaf au 06 08 98 42 36 ou l'école vétérinaire de Nantes au 02 40 68 77 76

Guide "Secourir un oiseau en détresse

  

Reptiles

Si l’on se trouve nez à nez avec un serpent dans le jardin, c’est normal. Ils sont tout aussi légitimes que les lézards ou les rouges-gorges. Il ne faut pas avoir peur d’avoir un serpent dans son jardin. 

Par ailleurs, tous les reptiles et amphibiens sont des espèces protégées, il faut donc les admirer le loin et les laisser vivre leur vie.

Mais, si vous trouver un serpent dans une zone habitée, comme une maison, il faut d’abord garder son calme et appeler les pompiers si c'est nécessaire (vipère péliade dont la morsure est dangereuse). 

Quelques conseils :
  • Il faut garder le serpent à vue ou l’enfermer dans la pièce en ayant vérifié qu’il n’y a aucune issue.
  • Rester à bonnes distances : 1m à 1,50m de distance avec l'animal. Si on ne franchit pas cette distance de sécurité, l’animal ne se sentira pas agressé et n’aura pas besoin de se défendre. 
  • Si on le découvre à l’intérieur d’une maison, il ne faut pas chercher à l’enlever soi-même si on ne sait pas faire et que l'on ne connaît pas l'espèce. Il faut contacter les pompiers. 
Des idées pour mieux cohabiter

La meilleure façon de cohabiter avec les serpents est de leur aménager des zones. Pour cohabiter avec eux, on peut laisser une petite partie au fond du jardin avec des tas de bois, des tas de pierres et de la végétation en friche. Cette zone leur sera favorable, mais aussi à d’autres animaux comme le hérisson.

 

Hérissons

Vous avez trouvé un hérisson et ne savez pas comment réagir ? Quelques conseils pour faire les bons gestes et ne pas mettre sa vie en danger.

En plein jour ?
  • Quelle que soit sa taille, un hérisson trouvé en plein jour est toujours un hérisson affaibli ou malade ! 
  • Rentrez-le de toute urgence à l'intérieur, placez-le dans un carton, contre une bouillotte et protégez-le des mouches.
  • Ne lui donner ni de lait de vache, ni de pain ! Le lait de vache provoque des diarrhées mortelles.
  • Donnez-lui de l'eau et de la pattée ou des croquettes pour chat ou petit chien.
  • Si c'est un bébé, il doit être réchauffé tout de suite avec une bouillotte. Vous pouvez lui donner du lait maternisé pour chaton ou un mélange de jaune d’œuf cru dilué dans de l'eau sucrée (ou du lait pour chaton).
La nuit ?

Le hérisson est un animal nocturne, il est donc tout à fait naturel de le croiser la nuit. Cependant, un petit contrôle s'impose.

Contrôler le poids du hérisson
En automne et en hiver, il faut contrôler son poids. S'il fait moins de 600 gr, il est trop petit pour survivre à l'hiver. Il commencera son hibernation, mais ne pourra pas se réveiller, faute de graisse et d'énergie suffisantes. Il faut donc le rentrer à l'intérieur et contacter un professionnel qui le prendra en charge tout l'hiver pour le relâcher au printemps.

  • Quelle que soit sa taille, s'il est blessé ou malade, rentrez-le de toute urgence à l'intérieur, placez-le dans un carton, contre une bouillotte et protégez-le des mouches. Ensuite, contactez rapidement un professionnel (centre de soin ou vétérinaire).
  • Si son poids est suffisant et s'il n'est pas blessé ou couvert de tiques, laissez-le vivre sa vie de hérisson.
  • En bonne santé, ne le déplacez pas dans un endroit que vous jugeriez plus sûr pour lui. Vous risquez de le priver de son nid et de ses sources habituelles de nourriture, voire de séparer une femelle de ses petits !

Rappel : Le hérisson est un animal sauvage, sa détention est interdite ! 

Pour préserver et protéger les hérisson vous pouvez également construire un abris à hérisson.

  

Quelle que soit votre rencontre, vous pouvez également saisir votre donnée naturaliste sur le site faune.bretagne.fr. Ces données sont très utiles pour suivre l'évolution des espèces dans le temps et l'espace. Elles permettent de réaliser, entre autres, des atlas.