mercredi 12 mai 2021

Pétition | STOP aux marées vertes

Bretagne

Eau & Rivières de Bretagne, soutenue par Bretagne Vivante et d'autres lance ce 12 mai une grande campagne sur les algues vertes pour alerter les pouvoirs publics et mobiliser les Bretons.
Première action : une pétition, déjà relayée par une centaine d'organisations et de personnalités.
À vous de signer !

  

Amas d’algues, odeur d’œufs pourris et gaz toxique, dégradation du littoral : les  marées vertes qui défigurent une  partie de  nos  plages, ont des  conséquences catastrophiques. Exigeons des  pouvoirs publics des  actions fortes et efficaces pour que  cesse enfin  ce fléau.

Les raisons sont connues

Le taux de nitrates dans les rivières bretonnes est trop élevé. Alors qu’il était inférieur à 5 mg/L en 1960, il est aujourd'hui au-dessus de 30, très loin des  recommandations scientifiques, qui préconisent 10mg/L dans les baies les plus  touchées.

Cet excédent de nitrates alimente la prolifération des  algues vertes.

En cause, le modèle agro-industriel

La Bretagne élève plus  de la moitié des  cochons et une  bonne partie des  poulets et vaches de France dont une  partie de la nourriture, riche  en azote, est importée dans notre région. L’agriculture bretonne importe également des  engrais minéraux azotés pour fertiliser ses  cultures et prairies. L’excès d’azote que  notre terre et nos  plantes ne peuvent pas  absorber, se retrouve sous forme de  nitrates dans les  rivières. Grande distribution, industrie agro-alimentaire et syndicat majoritaire imposent ce modèle dépassé qui pollue la nature et participe aussi à la disparition des  paysans.

 

Les conséquences sont graves

En se  dégradant,  les  algues vertes dégagent un  gaz  mortel, l'hydrogène sulfuré. Des  humains et des  animaux en  sont morts. La biodiversité s'appauvrit sur les estrans, les touristes fuient les plages touchées : la nature, l'économie et l’image de la Bretagne en pâtissent.

 

Les politiques publiques sont défaillantes

Malgré les promesses, sous la pression des  lobbys, l’État et les collectivités ne prennent pas  les décisions à la hauteur des  enjeux. Les plans de lutte se succèdent, 110 millions d'euros ont été investis entre 2010 et 2019, mais les algues vertes sont toujours là.

Il est temps de prendre des  mesures efficaces

Le taux de nitrates est la seule cause sur laquelle l'action publique peut agir pour que  cesse ce fléau.  Des décisions fortes doivent être prises dès  cette année pour espérer descendre sous la barre des  10 mg/L dans les baies et vasières touchées.

Comment y arriver ?

Nous demandons un objectif clair pour la politique agricole : produire moins mais  mieux. Les pouvoirs publics doivent s’engager avant la fin de l’année à :

  •  Favoriser  la  diminution du  cheptel breton en  étant beaucoup plus  restrictif pour les  autorisations de  création et d'agrandissement d'élevage ainsi  qu’en soutenant le développement de l’autonomie alimentaire des  exploitations.
  •  Conditionner   les    aides   publiques  en    aidant   prioritairement  les    exploitations  agricoles  et   les    entreprises agroalimentaires engagées dans le respect de l'environnement.
  •  Renforcer la réglementation et le contrôle sur les épandages de déjections sur les terres (lisiers, fumiers).
  • Continuer à améliorer l’assainissement collectif et individuel dont les flux sortants ont une  responsabilité minime mais non négligeable (entre 5 et 20% des  nitrates, selon les baies et les saisons)

Signez la pétition pour dire stop aux marées vertes

Durant quatre mois (jusqu'au 12 septembre), chacun est invité signer et à relayer la pétition pour dire stop aux marées vertes et exiger des mesures efficaces. Elle sera adressée au ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, à la ministre de la Transition écologique, au préfet de la Région Bretagne et au/à la futur.e président.e du Conseil régional de Bretagne.

 

Découvrez et signez la pétition ici.

   

L'appel des 100 pour dire « stop aux marées vertes »

Cette pétition est déjà soutenue par 100 premiers signataires :

  • des personnalités (Alan Stivell, musicien ; Inès Léraud, journaliste autrice de la BD Algues vertes, Fabrice Nicolino, journaliste ; Christian Gourcuff, retraité et ancien entraîneur de football professionnel ; Jean Claude Pierre fondateur d'Eau & Rivières de Bretagne ; Nono, dessinateur ; François Veillerette...)
  • des associations nationales (France nature environnement, Greenpeace, Youth for climate France, Agir pour l’environnement, Les Amis de la terre, Générations futures….), et des associations régionales (Bretagne vivante, Vivarmor, FNE Bretagne...), et locales
  • des scientifiques (Alain Menesguen, océanographe biologiste retraité d’Ifremer ; Jacques Caplat, agronome et anthropologue ; Pierre Philippe, médecin lanceur d’alerte),
  • des agriculteurs (Thierry Thomas, éleveur de porcs ; André Pochon, agriculteur à la retraite …)
  • des représentants des métiers de la mer (Charles Braine, ancien patron pêcheur ; Yves Gladu, photographe sous-marin…)

  

Faites comme eux, signez la pétition !

   

Nos propositions pour mettre un terme à ce fléau

Nous demandons un objectif clair pour la politique agricole : produire moins mais mieux.
Les pouvoirs publics doivent s’engager avant la fin de l’année à :

  • Favoriser la diminution du cheptel breton en étant beaucoup plus restrictif pour les autorisations de création et d’agrandissement d’élevage ainsi qu’en soutenant le développement de l’autonomie alimentaire des exploitations.
  • Conditionner les aides publiques en aidant prioritairement les exploitations agricoles et les entreprises agroalimentaires engagées dans le respect de l’environnement.
  • Renforcer la réglementation et le contrôle sur les épandages de déjections sur les terres (lisiers, fumiers).
  • Continuer à améliorer l’assainissement collectif et individuel dont les flux sortants ont une responsabilité minime mais non négligeable (entre 5 et 20% des nitrates, selon les baies et les saisons)

   

Retrouvez ici le détail de nos dix propositions pour mettre fin au fléau des marées vertes.