jeudi 5 mars 2020

Pays de Rennes - Et si on sauvait l'eau potable en Bretagne ? Manifeste inter-associatif

Bretagne

Eau et Rivières de Bretagne nous alerte : seulement 33% des cours d'eau bretons sont en "bon état écologique". Ce chiffe tombe à 3% en Ille-et-Vilaine ! 
Un manifeste co-écrit en 2019 avec l'Abre Indispensable, Eau et Rivière et Bretagne Vivante, soutenu par plusieurs autres associations, expose des propositions d’actions concrètes pour faire face à l’urgence sanitaire et climatique.

Nous y proposons d'expérimenter sur le bassin-versant de la Chèze-Canut une agriculture sans pesticide pour garantir une eau de qualité aux 400 000 citoyens qui s'en servent et regagner la biodiversité des bocages.

Nous associations de défense de l’environnement lançons un appel aux élus et aux candidats aux élections municipales dans le pays de Rennes : prendre position en faveur de l’arrêt des pesticides sur les aires d’alimentation des points de captage d’eau potable. 

440 000 habitants

Le bassin-versant de la Chèze-Canut  représente une part importante des besoins en eau potable des 440 000 habitants desservis par la collectivité Eau du bassin rennais. L’eau potable est une ressource essentielle, et sa qualité comme sa quantité sont liées à la fois aux pratiques humaines et au bon fonctionnement écologique et hydraulique des bassins-versants. L’arrêt des pesticides est pour nous un préalable indispensable pour répondre aux enjeux sanitaires, environnementaux, climatiques, alimentaires et de biodiversité. 

Reconquête de la qualité des eaux bretonnes 

Nous proposons que cette expérimentation se traduise par un plan d’action en six volets :

  • système de production agricole (conversion vers l’agriculture biologique),
  • restauration de la trame bocagère et hydraulique (aménagement foncier à objectifs environnementaux),
  • volet alimentaire (valorisation des produits agricoles),
  • volet foncier/emploi (soutien aux installations et reprises d’exploitation pour des projets agroécologiques),
  • volet financier (mobilisation des financements publics au bénéfice de cette transition),
  • volet animation/formation/recherche.

Nous assumons avec force qu’il ne peut y avoir de reconquête de la qualité des eaux bretonnes et de lutte contre le changement climatique sans une réorientation en profondeur du système agricole et alimentaire. Les prochaines élections municipales sont l’occasion de formuler un tel projet décisif pour l’avenir des jeunes générations du territoire.