jeudi 6 octobre 2022

Moules sous taille : il y a urgence à mettre fin à l’épandage

Ille-et-Vilaine

Communiqué de presse / Antenne de Rance-Emeraude

 

Moules sous taille : il y a urgence à mettre fin à l’épandage

Bretagne Vivante, membre de la Commission des Cultures Marines d’Ille-et-Vilaine au titre des associations de protection de la nature, dénonce avec la plus grande fermeté l’action des conchyliculteurs qui ont déversé 100 tonnes de moules devant le port du Vivier-sur-Mer, ce dimanche

L’épandage, une pollution inacceptable

L'épandage des moules « sous taille » sur l'estran est une conséquence de l'intensification de la production et de la mécanisation de la récolte sur les bouchots. Depuis plusieurs années, notre association demande avec fermeté que soit mis fin à l'épandage des moules, source de nuisances importantes dans un milieu fragile. En janvier 2021, l’association a porté plainte auprès de l’Office Français de la Biodiversité pour dénoncer la pollution qu’une telle pratique engendre.

Des exigences de concertation

Bretagne Vivante a participé à la concertation de l’État qui a abouti à l’arrêté préfectoral du 8 juillet 2022 dont l’objectif était de définir les modalités de l’épandage : autorisation d’épandre les moules non commercialisables de façon encadrée, sur des secteurs précis et limités, pour une durée limitée, mars 2023, laissant le temps aux solutions alternatives de se mettre en place. Bretagne Vivante
considère qu’il s’agit là d’une étape transitoire qui n’a pas vocation à perdurer au-delà des limites fixées.

Notre association demande que le sujet soit régulièrement évoqué au sein de la commission des cultures marines de Saint-Malo, pour en suivre l’évolution.

L’urgence à agir

Bretagne Vivante exige qu’on avance beaucoup plus vite dans les solutions de valorisation des moules sous taille (projets Mussela, Mytilimer, Cultimer ou autres) mais aussi dans les études sur l’impact de l’épandage sur le milieu, et dans l’évolution des process de production et de récolte pour réduire drastiquement la quantité de moules « à jeter ».

Nous demandons à l’État d’agir avec fermeté pour que cesse la pratique de l’épandage. De façon plus générale, Bretagne Vivante s'oppose à tout type de production impactant négativement l'environnement, que ce soit en agriculture ou en conchyliculture.

Aller plus loin sur le sujet : Article de Reporterre