mercredi 22 décembre 2021

Mangeoires à oiseaux en hiver : qui picore quoi ?

Bretagne

Mangeoires à oiseaux en hiver : qui picore quoi ? 

  

En hiver, quand le sol gèle ou qu’il est recouvert de neige, il peut être difficile pour les oiseaux de trouver leur nourriture. Vous êtes alors nombreux à (re)sortir vos mangeoires ! Avec le climat océanique et les hivers doux de notre région, cette activité est plus un plaisir d’humains qu’une nécessité pour la survie de l’avifaune. Le nourrissage des oiseaux permet en effet de renforcer un lien entre l’Homme et la nature par l’observation des espèces fréquentant les mangeoires et d’éveiller la curiosité des petits et des grands.
Pour que ce coup de pouce offert aux oiseaux pour passer l’hiver leur soit vraiment bénéfique, il faut savoir s’arrêter à temps (mi-mars) et suivre quelques conseils simples.

   

Nos 5 conseils indispensables pour bien nourrir les oiseaux des jardins

  • Entretenez vos mangeoires tous les jours pour éviter la prolifération de bactéries

Pour éviter le développement et la transmission de maladies par les fientes et les restes d’aliments, il est essentiel de veiller à la propreté des lieux de nourrissage en les nettoyant et en les désinfectant régulièrement. 

  • Nourrissez les oiseaux seulement en hiver, lorsqu’il fait froid, de décembre à la mi-mars

Le coup de pouce offert aux oiseaux en hiver n’est plus utile lorsque les températures se radoucissent ! Les oiseaux trouvent leur nourriture seuls ! Par ailleurs, les besoins alimentaires de nos amis à plumes sont différents au printemps et en été notamment parce qu’ils doivent nourrir leurs petits de protéines (insectes).

  • Une fois que vous avez commencé à les nourrir, il faut suivre le rythme !

Nous vous conseillons de nourrir les oiseaux un peu, chaque jour et de diminuer les rations en fin de saison. En diminuant les rations petit à petit à l’approche des beaux jours, vous aiderez les oiseaux dans leur transition pour trouver d’autres sources d’alimentations naturelles au printemps. 

  • Remplissez vos mangeoires de graines variées et de fruits

En variant l’alimentation et le nombre de mangeoires, vous attirerez différentes espèces d’oiseaux et éviterez la compétition entre celles-ci. Privilégiez les mélanges de graines contenant du tournesol, du maïs, du millet ou des cacahuètes (non salées), des céréales telles que les amandes ou les noisettes et des fruits décomposés, leurs épluchures et leurs trognons. Attention, pas de pain, de lait ou d’aliments salés, évitez ainsi les restes alimentaires.

  • Placez vos mangeoires en hauteur, hors de portée des prédateurs.

Les chats ne font pas bon ménage avec nos amis à plumes ! En France, leur prédation serait responsable de la mort de 110 millions d’oiseaux par an. Il est donc important de placer votre mangeoire en hauteur et hors de portée de leurs griffes! Des dispositifs existent également pour protéger vos mangeoires.

  

Nos conseils en vidéo

 

Qui picore quoi ?

    
Chaque espèce d’oiseaux à un régime et des habitudes alimentaires propres. Plus la nourriture que vous proposez sera diversifiée, plus vous attirerez des espèces d’oiseaux différentes. 

Mais alors, qui picore quoi ?

Les turdidés comme le Merle noir, les grives musicienne et litornes ou l’Étourneau sansonnet sont friands de fruits (pelure, trognons), de raisins secs, de fruits et trognons et de baies.

Les paridés comme les mésanges (charbonnière, bleue, huppée et noire) ou les granivores comme le Moineau domestique, le Pinson des arbres ou le Chardonneret adorent les boules de graisse, guirlandes de cacahuètes non grillées et non salées et graines de tournesol notamment.

Les acrobates de nos jardins comme le Pic épeiche, la Sittelle torchepot ou le Grimpereau des jardins se hâteront de picorer des cacahuètes et noix non salées, des boules de graisse ou des graines de tournesol.

D’autres passereaux plus insectivores comme le Troglodyte mignon, l’Accenteur mouchet et le Rougegorge familier se feront un plaisir de picorer des baies, des vers de farine et des flocons d’avoine non cuits.

    

Zoom sur la Mésange bleue et la Mésange charbonnière

Parmi les oiseaux qui s'inviteront dans votre jardin cet hiver, on retrouvera deux catégories d’espèces : les espèces spécialistes, généralement plus rares, et les espèces généralistes que l’on peut observer plus fréquemment.
Parmi ces espèces généralistes, on retrouve notamment la Mésange bleue et la Mésange charbonnière, des petits passereaux très communs de nos jardins bretons. La mésange bleue se distingue de sa cousine par une plus petite taille, une calotte bleue et le dessus de la queue d’une teinte bleue/verte.

 Leur chant reste également un bon moyen d’identification. Le chant timide de la mésange bleue est bien différents de celui plus orchestré et régulier de la charbonnière.
La plupart des mésanges présentent un comportement migratoire variable selon le lieu et l’offre alimentaire disponible. La Mésange charbonnière est sédentaire tandis que la mésange bleue est une migratrice partielle en Europe. La majorité d'entre elles est sédentaire et parcourt quelques kilomètres par jour, mais certaines (venue d’Europe centrale) sont migratrices.

Le fait qu’elles migrent ou pas vers le sud dépend d’une combinaison de circonstance. À quel point la zone de reproduction est-elle froide en hiver ? Y a-t-il suffisamment de nourriture disponible ? Autant de facteurs que chaque oiseau prend en compte.