25 AOUT 2016
Photo : Arnaud Le Nevé


Phragmite aquatique, ou en est-on fin août ?


Comme indiqué dans les précédents messages et sur le la page du suivi de la migration, les stations, les longueurs de filets, ne sont pas toujours les mêmes... une année à l'autre ou un jour à l'autre, ne peuvent donc pas se comparer directement. Il faut un petit temps de traitement des données pour pouvoir les rendre comparables.

Néanmoins, les données brutes issues des stations avec la participation très active du réseau des bagueurs bénévoles du Muséum de Paris permet de percevoir des tendances.
Comme nous l'avons déjà dit dans la brève du 18 août, le début de la migration a semblé plutôt timide pour le Phragmite aquatique, par rapport aux autres années.
Avec les données provisoires disponibles, il semble y avoir eu un premier pic entre le 16 et le 18 août, qui a également correspondu à des captures plus au nord, en Belgique et aux Pays-Bas.
Pour le moment, une conclusion provisoire est que le pic correspond globalement aux dates habituelles (moyenne sur 40 ans), mais que l'intensité du passage est moindre.


 

Premières news sur la reproduction


Il n'est pas possible pour le moment de faire de relation entre les captures en France et leur apparemment faible nombre aux vus des résultats indiqués pour le moment (ATTENTION, toutes les courbes ne sont que provisoires), et la reproduction dans les pays de l'est. Toutefois, connaitre ce qui s'est passé pendant le printemps et l'été sur les zones de reproduction est toujours fortement intéressant pour qui suit la migration.
Tous les résultats ne sont pas connus, mais grâce à l'intermédiaire de Jaroslaw Krogulec de l'association OTOP,  ancien coodinateur de l'AWCT, une première impression a été transmise par Aleksandr Kozulin de 4 principaux sites de reproduction en Biélorussie. Il semble que les conditions météorologiques aient été relativement bonnes et que le succès de la reproduction pourrait être bon. Mais peut-être un peu plus tardif que les autres années. En conséquence, il est possible que la migration soit plus tardive aussi. Mais il faut attendre d'avoir les résultats de tous les sites et une vision globale de la situation pour pouvoir se prononcer.
Ceci est très parcellaire, mais une bonne nouvelle quand même….
 
Toujours une histoire à suivre….

 
Evolution PROVISOIRE des effectifs capturés
Captures journalières PROVISOIRES, jusqu'au 23/08/2016, France, Pays-Bas, Belgique
Petites histoires...
Un jeune de l'année a été bagué le 15/08 dans l'estuaire de la Seine, une journée où l'aide bagueur Nicolas Hillier était présent. Cette personne a ensuite apporté son aide à la station de Donges est a participé au contrôle du même individu, 6 jours plus tard, le 21/08 !
Attention de ne pas conclure que l'oiseau a mis 6 jours pour rallier l'estuaire de la Loire !! On ne sait pas combien de temps après sa capture il a quitté l'estuaire de la Seine et depuis combien de temps il était dans l'estuaire de la Loire, lorsqu'il a été recapturé ?
Par contre, cette histoire montre l'importance d'un réseau de stations, pérennes, pour la compréhension des mécanismes de la migration et en particulier de la migration du Phragmite aquatique.
A la station de Donges (association ACROLA), un oiseau bagué couleur a été contrôlé le 23/08/216. Il avait déjà été bagué et marqué avec des bagues couleurs, le 30 juillet 2016, sur son site de reproduction en Lituanie ! Ces informations et cette coopération internationale permet d'accumuler les connaissances sur l'origine des individus transitant par la France pour rejoindre leurs quartiers d'hivernage.