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Forum Bretagne Vivante

Venez poser vos questions à nos spécialistes sur le forum de Bretagne Vivante. visu_forum

 

Le seigneur du château

Pour nicher au cœur de la baie de Morlaix, le faucon pèlerin a choisi de s’installer au château du Taureau. baie pèlerin (50)

Les derniers faucons pèlerins ont disparu des falaises bretonnes dans les années 1960. Des individus originaires de Scandinavie et des îles Britanniques ont prolongé leur hivernage sur les côtes et niché à partir de 1997. En 2012, on a compté 30 couples qui ont produit une quarantaine de poussins. Ils se répartissent de Cancale à Belle-Île, plus de la moitié ayant choisi le Finistère. Ainsi donc, en une quinzaine d’années, le faucon pèlerin a opéré un retour fulgurant. On constate même qu’il commence à connaître une sorte de crise du logement qui l’amène à occuper des sites proches les uns des autres (jusqu’à 1,8 km en presqu’île de Crozon) ou, depuis peu, des grandes carrières à l’intérieur. La place manque et les jeunes couples qui s’installent deviennent moins difficiles. On imagine qu’ils investiront bientôt, comme ailleurs, de grands monuments urbains. 

Un monument historique

Quand, le 13 mai, Yann Jacob, le responsable de la réserve ornithologique de la baie de Morlaix a vu trois poussins de faucon en duvet au pied du château du Taureau, il n'en croyait pas ses yeux. À 4 mètres à peine au-dessus du niveau des hautes mers, la situation du nid n’est pas banale. Mais, de toute évidence, le couple apprécie la haute muraille du XVIe siècle qui vaut bien une falaise mettant le nid à l’abri des vents dominants et qui offre de magnifiques perchoirs sur les pierres en saillie. Comment ne pas s’émerveiller devant l’étonnante capacité d’adaptation du faucon pèlerin qui cherchait sans doute à se tenir à distance du couple déjà installé dans de « vraies » falaises à une dizaine de kilomètres à l’est ! 

Cette installation marquera une date dans l’histoire de la protection de la nature en Bretagne. La réserve de la baie de Morlaix a été créée en 1962 et est devenue au fil des ans un sanctuaire pour les sternes. La rare sterne de Dougall, l’oiseau de mer le plus rare d’Europe, y trouva pendant de longues années et grâce à la persévérance d’Even de Kergariou, de Michel Querné et de Bretagne Vivante, l’unique site français où se reproduire. Mais, depuis quelques années, les faucons pèlerins devenaient de plus en plus présents et provoquaient l’échec de la nidification des sternes, non par le nombre d’oiseaux mangés, mais par leur seule présence qui stressait toute la colonie de l’île aux Dames. Fort heureusement, Bretagne Vivante avait engagé en 2005 un programme « Life Dougall » de 5 ans soutenu par l’Europe, l’État et des collectivités. Grâce à quoi, le vieux réseau des réserves favorables avait pu être amélioré, dératisé, protégé. Grâce à quoi aussi, en 2012, près de 40 couples de sternes de Dougall ont réussi à se reproduire avec succès sur l’île aux Moutons (archipel des Glénan) et à la Colombière (Saint-Jacut-de-la-Mer). On le voit, le patrimoine naturel est un patrimoine vivant et « protéger » un verbe actif. La baie de Morlaix a peut-être perdu ses sternes, mais elle accueille 10 espèces d’oiseaux nicheurs et, désormais, un nouveau seigneur pour le château du Taureau.

La protection est l’affaire de tous baie pèlerin (39)

Les poussins de faucon pèlerin nés début mai resteront 6 semaines au nid. Pendant cette période, tout dérangement peut leur être fatal (régularité de l’alimentation, protection contre les intempéries ou des prédateurs tels les goélands). C’est pourquoi Bretagne Vivante va assurer une surveillance du site mais fait aussi appel à tous les usagers de la baie pour qu’ils ne s’approchent pas à moins de 100 mètres de la façade est du château. Il n’y a cependant aucun problème pour les débarquements à proximité du pont-levis. L’association rappelle aussi que l’espèce est protégée et que de sévères sanctions sont prévues par la loi.

 

Notre-Dame-des-Landes : un projet obsolète devenu très fragile

 Les trois instances mises en place par le Premier Ministre fin novembre 2012 autour du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes viennent de rendre leurs travaux. Les associations de protection de l'environnement1 avaient été auditionnées par chacune d’entre elles. Elles soulignent que les arguments qu'elles ont développés à l'encontre du projet le fragilisent, même si elles n’ont pas été entendues par toutes les instances de la même façon. Le gouvernement doit avoir le courage d’arrêter le projet pour donner un signe fort à sa politique de transition écologique.

De lourdes lacunes environnementales ignorées par la commission du dialogue…

Les associations de protection de l'environnement ont rencontré la commission du dialogue, la mission agricole spécialisée et le collège d’experts scientifiques. Peu sensible aux nombreux arguments environnementaux présentés, la commission du dialogue estime que le projet pourrait être poursuivi, sous réserve d’élargir les questionnements à l'opportunité d'un nouvel aéroport, à comparer à l'aménagement de l'actuel, à l'élargissement du périmètre étudié aux aménagements et aux liaisons induites. Pour nos associations le dossier de Déclaration d’Utilité Publique est à recommencer purement et simplement.

 

… mais perçues par le collège d’experts et appuyées par la mission agricole

Le collège d’experts fait apparaître dans son rapport que les dossiers du projet d'AGO et de l’État comportent de graves lacunes dans l'analyse de l'état initial. De plus, la méthode de compensation de ce projet est en non adéquation avec la disposition 8B-2 du SDAGE du bassin Loire-Bretagne, donc avec la Directive Cadre sur l’Eau et repose sur un choix et un calcul des coefficients de compensation non suffisamment justifiés. Le collège d’experts souligne l’incertitude sur les possibilités d’évaluer la mise en œuvre effective des mesures de compensation proposées. Toutes ces remarques ont été les nôtres depuis le début et nos associations constatent les points de convergences avec celles des experts. Cela ne peut désormais conduire qu'à recommencer les dossiers pour les enquêtes publiques "loi sur l’eau" et les dossiers de demande de dérogations au titre de la biodiversité et des espèces protégées. De nouvelles études qui devront prendre en compte les remarques des experts : cela va être dur ! La mission agricole, quant à elle, souligne qu'il n'est pas facile de mettre en œuvre des compensations qui peuvent être ressenties pénalisantes par le milieu agricole : pour nos associations, cela veut clairement que ce projet ne pourra pas mettre en œuvre les mesures compensatoires adéquates en s'appuyant sur le monde agricole et qu'elles ne pourront donc pas exister.

 

Un projet contre l’environnement et qui bafoue le droit

La réalisation de ce projet constituerait un précédent catastrophique pour le droit de l’environnement. C'est la raison pour laquelle la Commission européenne et le Parlement européen enquêtent actuellement sur le respect des engagements communautaires par la France. Indépendamment des résultats de ces enquêtes, les porteurs de projet se heurteront également au contrôle des juridictions nationales, qui seront amenées à juger de la légalité des nombreuses autorisations à venir dans le domaine de l’environnement.

 

Il est encore temps d'arrêter le projet

Pour les associations de protection de l'environnement les remarques qu'elles ont émises jusqu’ici, et qui sont convergentes avec les 12 réserves du collège d'experts, sont insurmontables et seule une remise en cause globale du projet permettrait de les respecter. Les associations espèrent que le gouvernement saura entendre raison et renoncer à ce projet destructeur pour l’environnement, afin de ne pas porter d’atteintes irrémédiables aux milieux naturels et aux espaces agricoles. Cette annonce serait un signe politique fort en cette période de débat et de futures lois sur la transition énergétique et la prise en compte de la biodiversité.

 

Contacts presse :

Yves Lepage - Président de FNE Pays de la Loire - 06 88 81 16 27 Gildas Toublanc - Président de la Coordination Régionale LPO Pays de la Loire - 06 08 36 47 16 Hervé Le Strat - Vice Président de Bretagne Vivante - 06 82 83 27 97 

1 (FNE, FNE Pays de la Loire, Bretagne Vivante et la Ligue de Protection des Oiseaux)

 

Le compte-rendu des premières rencontres d'ornithologie bretonne

 Les 24 et 25 novembre dernier, Bretagne Vivante et le Groupe ornithologique breton organisaient les premières Rencontres d'ornithologie bretonne et présentaient la naissance de Bretagne Vivante Ornithologie, groupe régional issu de la fusion du GOB avec Bretagne Vivante.

Vous trouverez ici le compte-rendu de ces échanges:

Télécharger le compte-rendu

 

 

 Les diaporamas présentés
 Présentation de Bretagne Vivante Ornithologie
 L'étourneau : virtuose de la communication
Guêpier d'Europe, état des lieux de la population nicheuse en Baie d'Audierne
Dénombrement hivernal des oiseaux des jardins : bilan régional 2012
Et un et deux et trois atlas des oiseaux nicheurs de Bretagne : quel diagnostic de l'avifaune bretonne au terme de l'atlas 2004-2008
Le puffin des Baléares, un authentique breton d'adoption
Le plan régional d'actions pour la conservation du Gravelot à collier interrompu en Bretagne : bilan 2011
Le rôle clef de la Bretagne dans la reconquête de la France par des espèces emblématiques : les Hérons arboricoles, la Spatule blanche et le Grand cormoran. Intérêt des recensements et du baguage à long terme
Le baguage des oiseaux en Bretagne... Une histoire... Un outil de connaissance
Hivernage et migration des limicoles en baie du Mont Saint-Michel sur la période 2000-2010
Les apports de l'électronique embarquée à la connaissance des cormorans huppés du Mor Braz

 

 

La protection de la faune et de la flore n'est pas une norme inutile

 

Dans le rapport remis au premier ministre le 26 mars 2013, Alain LAMBERT et Jean-Claude BOULARD établissent, parmi un ensemble relativement pauvre de propositions, une attaque injustifiée contre la législation protégeant la faune et la flore, en citant expressément l'action de Bretagne Vivante.

Bretagne Vivante est une association de protection de l'environnement, agissant depuis 1959, elle est agréée, et déclarée d'utilité publique depuis 1968, elle regroupe 3000 bénévoles, une cinquantaine de salariés, gère plus de 100 réserves naturelles et participe activement à la sauvegarde de la faune et de la flore sur l'ensemble du territoire breton (la région Bretagne et la Loire Altantique).

Oui, les normes concernant les espèces protégées sont strictes. Oui, les lois, conventions internationales et directives européennes sont strictes. Car la protection des espèces vulnérables et en danger n'est pas une variable d'ajustement, elle est vitale pour sauvegarder la diversité biologique et le patrimoine naturel. Ces normes ne sont pas nouvelles ni même inflationnistes. Elles résident principalement dans deux textes : la loi de 1976 sur la protection de la nature et la directive « habitats » de 1992. Oui, la protection de l'escargot de Quimper et du scarabée pique-prunes a autant de valeur que la protection de l'ours polaire ou le koala, même si on ne fait pas de peluches pour enfants à leur effigie. Quant aux mesures de compensation, si elles peuvent être étudiées et envisagées au cas par cas, elles ne doivent pas constituer un droit de racheter des milieux et espèces détruites, comme semblent d'une manière facilitatrice le sous-entendre les auteurs du rapport.

Avant de s'attaquer à la protection de la biodiversité, les auteurs auraient mieux fait d'en faire un diagnostic : quel est l'état actuel d'application des textes sur la biodiversité ? A quelles menaces sommes nous confrontées ? Notre législation réussit-t-elle à protéger la biodiversité ? Cet ensemble de questions, bien sûr, les auteurs se sont dispensés de se les poser. Les annexes du rapport le démontrent facilement : aucune association de protection de l'environnement n'a été auditionnée. La DREAL, qui fait l'objet d'une attaque injustifiée, n'a pas non plus été invitée à s'exprimer.

Bretagne Vivante s'inquiète aussi d'une proposition contreproductive concernant les études d'impact. Le préfet de département ne peut pas être systématiquement autorité environnementale donnant un avis sur les études d'impact en raison de la confusion avec son rôle d'autorité décisionnaire dans nombre de procédures environnementales, sans risquer de réduire à néant l'objectif d'avoir une autorité capable de donner un avis sur une étude d'impact.

 

Bretagne Vivante demande donc au premier ministre de ne pas faire suite aux propositions du rapport concernant le démembrement du droit de la protection de la biodiversité et des études d'impact.

 

Contact : 

François de Beaulieu, administrateur

06 16 20 30 93 - francois.de-beaulieu sur wanadoo.fr

 

 

La troisième lettre d'information du LIFE Mulette est sortie !

 

Vous pouvez découvrir, dès à présent, la troisième lettre d'information annuelle du programme LIFE de conservation de la moule perlière d'eau douce dans le massif armoricain : http://www.life-moule-perliere.org/autres-outils-de-communication.php

 

Bretagne Vivante vend rotonde

 

L’association Bretagne Vivante vend bâtiment en bois massif non traité de type rotonde (six côtés), équipée de vélux, d’une porte coulissante et d’une porte de garage.

Télécharger l'annonce complète

 

Mobilités de demain, Se déplacer et transporter moins, mieux, autrement

Polydome de Clermont-Ferrand, les 4 et 5 avril 2013

37e congrès de France Nature Environnement

Entre pollutions, territoires grignotés et importations massives de carburant, les transports pèsent lourd sur notre environnement, notre santé, notre économie et notre bilan énergétique. La crise actuelle exacerbe ces pressions mais elle constitue aussi une opportunité de réexaminer nos façons de nous déplacer. Des mobilités bien pensées concourent à la vitalité économique, au respect de la nature et au bien-être des individus.

Les 4 et 5 avril 2013, acteurs institutionnels, associatifs, syndicaux, économiques se retrouveront à l'initiative de France Nature Environnement pour débattre des mobilités de demain et élaborer des propositions concrètes. Quatre grandes questions guideront nos réflexions : quelles énergies pour quelles mobilités ? Quelle gouvernance pour un service d’intérêt général ? Quelle marge de manœuvre pour agir sur la demande en mobilités ? Les mobilités à quels coûts ?

Ouvert à tous, un Village des mobilités réunira associations, collectivités locales et entreprises travaillant sur cette thématique, ancrée dans notre quotidien. Des ateliers et démonstrations nous inviteront à changer nos habitudes de piéton, de cycliste ou d'automobiliste. France Nature Environnement vous convie à ce moment d'échanges et de rencontres, co-organisé avec la FRANE, fédération de la région Auvergne pour la nature et l'environnement.

Plus d'informations

 

Notre-Dame-des-Landes : Appel aux naturalistes

 

Des dizaines de milliers d'individus et des dizaines d'associations s'investissent dans la lutte contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (organisation de manifestations, recours juridiques, expertises, matériel, etc.). L'un des aspects les plus scandaleux du projet est la destruction de 2000 hectares de bocage et de zones humides miraculeusement préservés et, avec elles, d'une foule d'espèces protégées. C'est une richesse « incompensable » et la communauté naturaliste ne peut que s'attacher à le montrer concrètement en réalisant des inventaires et leur valorisation.

 

Des naturalistes et leurs associations ont jeté les bases d'un collectif qui va :

  • Réaliser des inventaires naturalistes en lien avec les opposants vivant sur place.
  • Coordonner les inventaires sur des groupes d'espèces.
  • Valoriser les résultats aussi largement que possible.  
  • Utiliser les résultats pour alimenter les dossiers juridiques.
  • Peser sur les travaux de la commission scientifique.
  •  

EN PRATIQUE :

 

Organisation

Un regroupement des naturalistes aura lieu le 2e dimanche de chaque mois à 9 heures devant l'église de Notre-Dame-des-Landes. Le premier rendez-vous est prévu le dimanche 13 janvier. Des opérations ponctuelles pouvant avoir lieu à tout moment en fonction des disponibilités et des besoins propres à chaque groupe.

Huit groupes de travail ont été constitués : Amphibiens, chiroptères, botanique, oiseaux, reptiles, entomologie, haies, réseau hydrographique. Il y a deux référents par groupe. Tous les rendez-vous seront donnés sur le blog ou au travers de listes de diffusion. Des fonds de cartes, des fiches d'inventaires et des éléments sur les inventaires existant seront mis à disposition des participants.

 

Communication

Un blog (http://naturalistesenlutte.overblog.com/) sera conçu comme la vitrine des naturalistes au travail. Il sera proposé à toutes les associations concernées de mettre sur leur site un lien visible vers le blog. Les contributeurs pourront disposer d'un code d'accès.

Les équipes naturalistes pourront être accompagnées dans certains cas d'un photographe et d'un
journaliste. Les documents réalisés alimenteront le blog, des articles militants et des articles destinés à la presse. À côté de l'actualité purement militante, il s'agit de proposer une « actualité naturaliste » de Notre-Dame-des-Landes et de montrer l'explosion de la vie dans une zone humide.

Vous trouverez au fil des jours des informations sur le blog. En cas de besoin, vous pouvez envoyer des messages à l'adresse : Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

 

Merci de diffuser cet appel sur vos réseaux et sur vos sites web.








 

Déclaration concernant le projet d'aéroport de Notre Dame des Landes

 

Réagissant contre la brutalité des expulsions d'agriculteurs, plusieurs ONG nationales agissant sur des domaines divers ont récemment diffusé un appel à mobilisation contre le projet d'aéroport de Notre Dame des Landes.

Bretagne Vivante est membre de l'ACIPA - coordination anti aéroport - conformément aux prises de décision antérieures du Conseil d'administration. Aussi, elle participe depuis le début au combat en y apportant ses compétences naturalistes et son soutien financier tout en s'associant aux actions en justice et aux grandes manifestations publiques locales. Il est à noter que France Nature Environnement, notre fédération nationale, est à nos côtés dans ce combat.

Dans l'opposition à ce projet d'aéroport notre action concerne tant la défense d'espaces agricoles à forts enjeux naturalistes et la préservation de la biodiversité et des zones humides que la promotion de modes de déplacement durables et  la lutte contre le dérèglement climatique.

 

Il s'agit bien d'une opposition à une politique qui détruit la nature et l'homme.

Les contentieux que nous engageons ne sont que les prolongements juridiques de prises de position visant à contrecarrer de tels projets néfastes. Les deux champs - juridique et politique - ne doivent pas être confondus et notre légitimité est entière pour y prendre notre place.

Ainsi nous ne devons pas craindre de faire entendre notre voix avec ou en complément  d'autres organisations dès lors que celles-ci expriment les valeurs qui fondent notre existence. Nos récents communiqués de presse en sont les témoignages.

 

Le bureau                                                                                                    

 

Centre de formation et de vie des professionnels du stade brestois : où sont les responsabilités?

 

Association de protection de la nature, l'une des rares à être reconnue d'utilité publique en France, notre association est placée bien malgré elle au cœur d'une polémique sur la création de ce centre de formation et de vie des joueurs professionnels du stade brestois, pour avoir simplement mis en œuvre ses objectifs statutaires : tenter de « sauvegarder la faune et la flore naturelles en même temps que les milieux dont elles dépendent » , plus particulièrement « protéger de l'extinction les espèces animales et végétales menacées » et veiller à la protection de l'environnement en intervenant dans le domaine de l'utilisation de l'espace, l'urbanisme et l'aménagement du territoire. Pourtant quoi de plus légitime pour une association de protection de la nature que de tenter de protéger la nature? Quoi de plus normal aussi, dans un état de droit que de veiller à la simple application de la loi.

L'escargot de Quimper, Elona quimperiana, symbole médiatique facile, se retrouve décrit comme « l'escargot qui en fait baver... », comme celui qui « barre la route du stade brestois », qui s'oppose au grand projet à 12 millions d'euros du stade brestois. Le stade brestois est « taclé par un escargot », quant à notre association, lorsqu'après s'être abstenue de s'engager dans les débats polémiques, elle décide simplement  de communiquer sa position, elle « sort de sa coquille »!  Pour ne citer que quelques titres polémiques... Rien de bien nouveau sous le soleil, on a déjà connu cela avec la droséra qui devait dévorer l'université, avant que les élus quimpérois ne reviennent à un peu plus de raison et considèrent enfin qu'il était plus opportun de préserver la tourbière et d'en favoriser la mise en valeur pédagogique... avec Bretagne Vivante.

Pas facile de faire valoir le point de vue de l'association dans cette agitation médiatique alimentée par les déclarations des uns ou des autres, les rumeurs alarmistes, les informations mensongères, autour de ce dossier qui, par delà les enjeux environnementaux qui nous motivent, révèle au fil des jours des jeux politiques qui nous échappent. Difficile aussi pour la presse et par voie de conséquence pour les citoyens de démêler le vrai du faux, l'intox de la réalité, de distinguer les enjeux de ce dossier complexe.

Pour permettre, en tout premier lieu à tous nos adhérents mais aussi à tous les citoyens, qu'ils soient ou non supporters du stade brestois,  de disposer d'éléments pour pouvoir connaître et comprendre la position de Bretagne vivante, il semble souhaitable de rappeler les grandes étapes de ce dossier. Chacun pourra constater de lui-même que ce n'est ni Bretagne Vivante, ni l'escargot de Quimper qui sont responsables du blocage de ce projet mais bel et bien la manière dont il a été conduit et le déni de présence d'espèces protégées.

Bien entendu, tout ce qui figure dans cet article est étayé par des pièces que nous tenons à disposition le cas échéant.

 

Consulter l'article complet...

 
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