Participer à l'atlas des invertébrés de Bretagne

Objectifs

  • Identifier les espèces présentes, leur répartition et leur état de conservation
  • Améliorer les connaissances sur la biologie des diverses espèces
  • Identifier des sites à enjeux pour la conservation des espèces
  • Établir une liste rouge régionale
  • Favoriser la prise en compte des espèces dans les politiques de conservation et les problématiques de gestion des espaces protégés.
  • Surveiller l'évolution de la répartition des espèces en limite d'aire de répartition et participer ainsi à la veille écologique sur les conséquences du réchauffement climatique.

 

Formez-vous à l'identification des invertébrés bretons !

Chaque année, Bretagne Vivante et le GRETIA propose des formations à l'identification des invertébrés, dans le cadre de ces atlas régionaux. 

Le programme de formations 2016 sera bientôt disponible. 

 

Citron mâle

 

L'atlas des papillons diurnes

Une des particularités de notre région réside en la présence d'habitats spécifiques et variés. Du bocage aux landes sèches ou tourbeuses en passant par les dunes, autant de milieux qui génèrent une diversité conséquente de papillons. Un peu plus d'une centaine d'espèces, avec des statuts et des abondances différents ont été mis en évidence à ce jour. Si les lépidoptères ont toujours motivé et attiré l'attention des naturalistes, il existe cependant peu d'informations qui prennent en compte une démarche régionale tant sur la répartition que sur un aspect semi quantitatif. La démarche initiée par Bretagne Vivante a donc pour finalité de remédier à cet état de fait en sensibilisant et motivant les compétences pour réaliser cet inventaire. Cela permettra d'obtenir et d'affiner des éléments de connaissances pour une meilleure prise en compte des lépidoptères dans une stratégie de gestion et de conservation des milieux en Bretagne.

Pour connaître la répartition départementale des espèces et cibler vos prospections, consultez la liste des localisations potentielles des rhopalocères de Bretagne.pdf (2,7 MB)

 

 

 

 

Libellule et bruyère

L'atlas des libellules

Avec une centaine d'espèces en France et une cinquantaine en Bretagne, les odonates constituent, parmi les invertébrés, un des groupes les plus faciles à maîtriser pour un amateur.

Si des espèces communes peuvent être identifiées assez facilement par l'observation à l'œil nu ou aux jumelles, il ne faut toutefois pas sous-estimer les difficultés de détermination de certains groupes d'espèces qui demandent un examen attentif après capture temporaire pour une identification sûre. Mais il n'y a là rien d'insurmontable avec les ouvrages de déterminations récents et avec les conseils de personnes plus expérimentées.

Attention toutefois, deux espèces protégées sont connues en Bretagne : L'Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale) et la Cordulie à corps mince (Oxygastra curtisii), leur capture est donc interdite par la loi. Il convient donc de ne pas capturer les agrions colorés de bleu azur le long des petits ruisseaux, ni les Cordulies patrouillant inlassablement le long des berges des rivières...

La présence des odonates dans la quasi-totalité des milieux aquatiques d'eau douce en fait un groupe très intéressant pour révéler l'état de conservation de ces milieux qui se sont manifestement fortement dégradés en Bretagne dans les dernières décennies. La répartition générale des odonates est assez bien connue en France mais il s'agit de cartographies sur un maillage plus grossier. Seule une cartographie plus fine au maillage UTM 10km par 10km permettra d'avoir des résultats assez précis au niveau régional pour repérer les zones à enjeux de conservation, les zones dégradées et les évolutions dans le temps de certaines distributions. La constitution à l'issue de cet atlas d'une liste rouge régionale serait aussi un outil très important pour aider à une meilleure prise en compte de ces espèces dans les politiques de préservation de la biodiversité.

Pour connaître la répartition départementale des espèces et cibler vos prospections, consultez la  liste de localisation potentielle des odonates en Bretagne.xls (24,1 kB)

 

L'atlas des orthoptères, phasmes, mantes et forficules

En France, plus de 200 espèces sont présentes alors qu'en Bretagne une soixantaine d'espèces sont répertoriées actuellement.

Certaines sont bien connues du public comme le grillon champêtre ou la grande sauterelle verte, d'autres beaucoup moins comme le rare grillon maritime de la Manche ou encore le criquet des ajoncs.

Une des particularités de ces insectes est d'avoir une paire de pattes bien développée qui leur permettent le saut, une autre c'est de pouvoir émettre des sons très variés (qui d'ailleurs aident à leur détermination).

Les orthoptères n'ont pas tous les mêmes exigences écologiques : certaines espèces préfèrent les zones sèches : landes, milieux dunaires, d'autres des milieux humides. La plupart des espèces sont adultes entre juin et septembre en Bretagne.

La mante religieuse, le phasme ainsi que les perce-oreilles (forficules) sont des insectes assez proches des orthoptères, ils sont pris en compte dans la réalisation de cet atlas.

Pour connaître la répartition départementale des espèces et cibler vos prospections, consultez la  carte de répartition départementale des orthoptères.pdf (434,2 kB)

Voir les résultats intermédiaires de l'atlas (bientôt disponible)

 

 

L'atlas des gastéropodes terrestres

Le groupe des mollusques continentaux a déjà fait l'objet d'investigations par le passé. Quelques naturalistes nous ont transmis des observations au XIXe et au début du XXe siècle. Dans les années 1950, Albert Lucas mène seul les premières campagnes d'inventaires des mollusques continentaux. Il s'intéresse cependant préférentiellement aux mollusques d'eaux douces mais aussi à l'escargot de Quimper, Elona quimperiana (Férussac, 1821) ainsi qu'aux cortèges des espèces terrestres des milieux dunaires.

C'est à la fin des années 1980, que les premiers travaux systématiques sont menés sous l'impulsion de Jean-Yves Monnat. L'objectif est double : préciser la composition du peuplement breton et entamer des travaux pour définir la répartition des espèces. Le projet d'atlas est lancé... et très vite les premières découvertes sont faites.

En 2001, l'ensemble des données récoltées est présenté au sein d'un atlas provisoire. Il permet d'établir une liste des espèces de Bretagne comprenant 94 taxons répartis en 21 familles. 19 limaces sont distinguées des 75 espèces de gastéropodes. Les premières cartes de répartitions sont éditées. La restitution se fait selon le protocole adopté pour la collecte géographique des observations. L'information recueillie à l'échelle des lieux dits ou des communes est agrégé en terme de présence / absence selon les carrés UTM de 10km*10km. Une carte est présentée par espèce. Chacune de ces cartes permet déjà d'identifier les grandes lignes de sa répartition. Une carte de synthèse présente le nombre d'espèces identifiées par carré. Elle traduit autant les secteurs de Bretagne pauvre en mollusques terrestres que les lacunes de la prospection.

Il semble intéressant aujourd'hui de relancer ces travaux. Les données collectées récemment ainsi que celles des années à venir permettront de compléter ou de préciser les connaissances déjà acquises mais aussi, de mener les premières comparaisons pour dégager de potentielles évolutions.

Depuis le début des années 2000, de nombreux travaux de systématiques ont été menés sur le groupe des mollusques terrestres. La systématique européenne a ainsi été pratiquement entièrement revisitée au terme des travaux de Falkner, même si elle continue encore d'évoluer. Un premier travail d'adaptation et de traduction synonymique est donc à réaliser afin de pouvoir se baser sur le référentiel unique proposé par le Muséum d'Histoire Naturelle. Décrit à l'échelle française, il permet d'identifier environ 100 taxons présents ou potentiels en Bretagne (résultat présenté dans ce fichier : liste des gastéropodes terrestres de Bretagne).

Malgré ces contraintes taxonomiques, le groupe des mollusques continentaux reste en Bretagne un groupe simple d'approche. Le nombre de taxons est peu élevé et la majorité d'entre eux, identifiables sur le terrain. Seules quelques espèces de petites tailles nécessitent un examen minutieux à la loupe binoculaire pour une détermination certaine.

Attention toutefois au statut de l'escargot de Quimper, même s'il ne pose aucun problème à la détermination, c'est la seule espèce protégée de Bretagne et de surcroît inscrite à l'annexe I de la directive Habitat. Sa capture ainsi que la collecte des coquilles est donc interdite par la loi.

La présence des mollusques terrestres dans la quasi-totalité des milieux naturels de Bretagne peut en faire un groupe intéressant pour révéler l'état de conservation de ces milieux. La cartographie au maillage UTM 10km par 10km permettra d'avoir des résultats assez précis au niveau régional pour repérer les zones à enjeux de conservation, les zones dégradées et les évolutions dans le temps de certaines distributions. Afin de mener une réflexion plus large à l'échelle des invertébrés, il sera possible par ailleurs de les croiser avec d'autres jeux de données spécifiques ou des habitats. La constitution à l'issue de cet atlas, d'une liste rouge régionale serait aussi un outil très important pour aider à une meilleure prise en compte de ces espèces dans les politiques de préservation de la biodiversité ainsi qu'à l'identification des zones géographiques où mener des actions globales de conservation des habitats.

Pour ciblez vos prospections, consultez l' atlas provisoire des gastéropodes.pdf (2,2 MB) (2001). 

Remarque : Notre numérotation des carrés UTM a été modifiée depuis 2001, utilisez bien le code UTM actuel, en vous reportant aux cartes départementales.

 

Le protocole commun aux différents atlas d'invertébrés

Cadre géographique de l'étude

L'inventaire a pour cadre les quatre départements de la Bretagne administrative : le Morbihan, les Côtes d'Armor, le Finistère, l'Ille et Vilaine.

La période d'étude

La prise en considération des données se fera à partir de l'année 2000 et le nombre d'années de prospection variera en fonction du groupe taxonomique et de l'état d'avancement de la connaissance de la répartition des espèces. Les d'informations sur l'évolution seront régulièrement mise à jour. En parallèle, un travail de recherche sera mis en place afin d'obtenir auprès des naturalistes, dans les diverses publications, les collections, des éléments sur les décennies 1960-1980,1980-2000 et sur les périodes plus anciennes.