Les oiseaux des jardins

Les surfaces occupées par les espaces urbanisées n’ont cessé de s’accroître au cours des dernières décennies. Il est donc important de savoir quelles sont les espèces d’oiseaux qui ont su s’adapter à ces milieux nouveaux et comment ce peuplement d’oiseaux évolue dans le temps.

 

Comptez-les !

Vous souhaitez contribuer à une meilleure connaissance des oiseaux des jardins et au suivi de leur évolution ? Chaque année, participez au comptage régional des oiseaux des jardins, organisé, le dernier week-end de janvier, par Bretagne Vivante et le GEOCA.

 

Jardinez pour la biodiversité ?

Plus que de nourrir les oiseaux en hiver, c’est la qualité du milieu qui favorisera la diversité et la quantité des oiseaux qui fréquentent un jardin. Nous vous proposons donc ici quelques exemples de conseils pour avoir un jardin plus accueillant pour les oiseaux.

 

Ne désherbez pas trop bien votre jardin !

Plus vous avez de plantes variées, plus les oiseaux trouvent de nourriture. Par exemple, les graines de séneçons, de pâquerettes ou de pissenlits sont consommées par les chardonnerets. Les graines des pâturins annuels (petites graminées qui poussent volontiers dans les allées) sont quant à elles appréciées par les Serins cini.

 

Utilisez des essences locales !

De nombreuses essences exotiques (laurier-palme, cyprès, thuyas…) ne conviennent pas aux insectes de nos régions, et ce sont donc des supports stériles pour les oiseaux qui y trouvent peu de nourriture. A l’inverse, les essences locales hébergent souvent une petite faune nombreuse et variée, largement consommée par nos oiseaux. Si elles portent des baies c’est encore mieux ! N’hésiter donc pas à utiliser des aubépines, des prunelliers, des fusains d’Europe, des troènes etc. pour faire des haies. De même, en arbres isolés, les bouleaux, les pommiers, les noisetiers sont plus propices aux oiseaux que les Eucalyptus…

 

Utilisez un paillage biologique !

Le paillage plastique est une aberration écologique, il empêche les feuilles mortes qui tombent au sol de l’enrichir et c’est une barrière infranchissable pour les lombrics qui ont besoin de se nourrir de déchets végétaux. Par contre, si au pied de vos haies ou sur votre potager, vous utilisez des paillages biologiques (tontes de pelouses, tailles de haie broyées, feuilles mortes broyées), vous enrichissez l’humus et favorisez la multiplication des vers de terre qui vont aérer et brasser le sol pour vous. Merles et grives ne manqueront pas de venir y gratter pour s’y nourrir, ce n’est pas bien grave !

 

Laissez pousser du lierre sur un arbre !

Le lierre n’est pas une plante parasite, c’est une liane. Il utilise l’arbre (ou le mur) uniquement comme support pour grimper. C’est un abri très intéressant pour les oiseaux qui peuvent y nicher ou y dormir. C’est aussi un garde-manger exceptionnel, car de nombreux insectes et araignées s’y cachent et en plus il donne des fruits à la fin de l’hiver (février mars) quand les autres essences n’en ont plus.

Les oiseaux de nos jardins

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