Réserves

La protection des gîtes revêt une importance capitale pour le maintien des populations de chauves-souris. Au premier rang, on trouve la nurserie, considérée comme l'unité de population. Les gîtes d'hibernation et de regroupement automnaux sont également d'importance et méritent tout autant des mesures de protection.

A l'heure actuelle, la majorité des nurseries ne fait l'objet d'aucune mesure de protection, excepté pour quelques espèces. C'est le cas des espèces arboricoles mais également de certaines espèces occupant des édifices dans des propriétés privées.

La majorité des gîtes d’hibernation, intégrés à notre réseau de réserves biologiques, a été équipée d’un système de fermeture. Cependant, la pose d’une grille ou de tout autre dispositif visant à limiter l’accès à un site souterrain doit être réfléchi en amont et ne pas s’imposer comme un prédicat à la préservation des chiroptères, bien au contraire.

Il est ainsi indispensable d’évaluer l’utilisation ou non d’un site souterrain lors du regroupement automnal. En effet, il a été démontré que des grilles avaient un effet de barrière à cette période de l’année mais également sur certaines espèces, comme le Minioptère de Schreibers (Miniopterus schreibersi) lors de la mise-bas. 

Le nombre de nurseries protégées est  peu élevé au regard du nombre global de colonies recensées. Ceci résulte du fait que la grande majorité d’entre-elles se trouve dans des propriétés privées. Même si l’ensemble de ces colonies est étudié chaque année et que nous y donc assurons une action de sensibilisation, cela ne peut suffire à garantir la pérennité des gîtes. Le Petit rhinolophe (Rhinolophus hipposideros) et le Murin à oreilles échancrées (Myotis emarginatus) sont les plus concernés par cette situation.