samedi 26 août 2017

Bretagne Vivante et le parking de Cherrueix sur le domaine public maritime

Cherrueix

 

Dans ce dossier, Bretagne Vivante se veut être « une voix pour la nature » : c’est sa raison d’être. Son action se situe sur l’ensemble du littoral breton et donc en baie du Mont St Michel. Elle fait des expertises sur la faune et la flore, à titre d’exemple, localement, elle a en charge le programme régional sur le gravelot à collier interrompu, très présent à Cherrueix. Elle participe aux concertations lorsqu’elle est sollicitée. Par exemple, elle est présente à la concertation organisée par le département sur l’aménagement du site de l’anse Duguesclin à St Coulomb. Elle fait des propositions constructives, notamment lors de la création de la voie verte de la baie. Son action est reconnue.

Cette voix pour la nature n’est cependant pas toujours entendue. Bretagne Vivante constate en effet que certains luttent activement contre les lois de protection de la biodiversité et contre la loi littoral. On a encore en mémoire les combats contre les moules sur filières face aux plus belles plages de notre région ou l’arrêt du financement du centre permanent d’initiatives pour l’environnement -CPIE - de la maison de la baie du Vivier qui assurait l’éducation à l’environnement. On n’est pas là dans le dialogue souhaité.

La justice a dit le droit, confortant sa position en appel: le parking est illégal. Pourquoi revenir à la charge ?

Le nombre de places de parking est jugé insuffisant. Le débat est actuellement polémique. Il mérite un dialogue serein et objectif. Dans le dossier soumis à consultation, la « commune réaffirme sa volonté de rechercher avec toutes les parties prenantes de nouvelles zones de stationnement, côté terre , bien intégrées sur le plan paysager, réduisant les impacts sur l’environnement ». Pour nous, ces études sont à faire avant la demande d’AOT.

Les enjeux de biodiversité sont essentiels pour Bretagne Vivante  et motivent l’engagement de ses 3000 militants : nous sommes à Cherrueix dans une zone à fort enjeu patrimonial. Nous attirons régulièrement l’attention des autorités sur les effets dommageables de certains usages sur les bancs coquillers, sur les lagunes. Il y a là des oiseaux dont certains sont exceptionnels (échasse blanche, gravelot, limicoles) et  la flore y est remarquable. La destruction d’un banc coquiller pour créer le parking a rendu stérile sur le plan naturaliste tout le site. De plus en plus de touristes amoureux de la nature demandent des espaces préservés. La commune pourrait d’ailleurs en tirer parti.

Ouvrir le parking lors des marées supérieures à 90 et d’avril à septembre, est contestable au regard de la survie des espèces protégées parce que c’est la période de nidification. En revanche, prévoir des animations pour mieux comprendre les enjeux, apposer un panneau d’information et poser des enclos sur les zones de nidification du gravelot à collier interrompu tel que prévu dans le dossier est positif.

Dans l’état actuel du dossier, Bretagne Vivante considère toujours le parking comme illégal et continuera son action. Elle constate cependant que le président de la communauté de communes du Pays de Dol et de la baie du Mont St Michel propose un dialogue. S’il est élargi à l’État et au département, Bretagne Vivante y est prêt, avec vigilance.                                                  

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