samedi 7 octobre 2017

Deux animations oiseaux au Marais de Pen Mané (Locmiquélic)

Marais de Pen Mané - Locmiquelic (56)

Les samedi 30 septembre et 7 octobre dernier, les 2 animations sur les oiseaux proposées sur le site ont permis l’accueil de 110 personnes. Une centaine de personnes avait déjà participé à l’animation de février.

Le 29 septembre, la conférence « Pen Mané, escale pour oiseaux migrateurs »proposée par Guillaume Gélinaud (Conservateur de la Réserve de Séné) avait intéressé 83 personnes.

Le site fait l’objet de suivis ornithologiques réguliers et entre 2012 et 2014 une expertise écologique a dressé un bilan des connaissances et de son fonctionnement .

Le marais de Pen Mané, couvrant une surface de 65 ha, résulte de l’endigage d’une anse de l’estuaire du Blavet en 1976. Les enjeux de conservation s’y articulent autour de plusieurs axes :

  1. des habitats d’intérêt communautaires (notamment lagune côtière et divers types de végétation des vases salées),
  2. l’accueil d’oiseaux d’eau ou d’oiseaux paludicoles à différentes phases du cycle annuel, en particulier le Phragmite aquatique,
  3. des stations de flore vasculaire rare ou menacées.

Le marais de Pen Mané est un site privilégié pour l'observation des oiseaux, à ce jour plus de 200 espèces y ont été observées. Il joue un rôle central pour l'accueil des oiseaux aquatiques dans la rade de Lorient. Certains viennent s'y reproduire et passent le reste de l'année plus au sud, notamment en Afrique. D'autres au contraire nichent dans le nord de l'Europe et viennent ici passer l'hiver, voire effectuent une simple escale, en route vers l'Afrique. Environ 50 espèces fréquentent le site en hiver dont la Bernache cravant, le Canard siffleur, le Tadorne de Belon, la spatule, les pluviers et chevaliers.

11 espèces d’oiseaux d’eau sont considérées comme nicheuses ( Le Cygne tuberculé, le Canard colvert, la Foulque macroule, la Gallinule poule-d'eau, le Tadorne de Belon, le Canard souchet, l’Échasse blanche, le Petit Gravelot , le Chevalier gambette, le Râle d'eau et le Vanneau huppé) dont les 6 dernières figurent sur la liste rouge des oiseaux nicheurs rares ou menacés dans la région.

45 autres espèces sont nicheuses dont des passereaux paludicoles (Panure à moustaches, Gorgebleue à miroir, Locustelle luscinioïde…) et un rapace, le Busard des roseaux.

 

Les autres groupes faunistiques sont également suivis sur ce site dont les amphibiens (5 espèces) et reptiles (5 espèces) chez les vertébrés et les libellules (15 espèces), orthoptères (14 espèces) , papillons du jour (25 espèces) et araignées (104 espèces) pour les invertébrés.

Au niveau de la flore, 468 taxons sont signalés (Yvon Guillevic -2012) dont 14 espèces présentant un intérêt patrimonial (Achillée sternutatoire, Asphodèle d’Arrondeau, Calamagrostis commun, Céleri sauvage, Fougère des marais, Laîche aigue, Marisque, Orobanche de la Picride, Gesse sans vrilles, Héléborine des marais, Ophrys abeille, Orchis tacheté, Orchis bouffon, Orchis à fleurs lâches).

Aujourd’hui, une gestion par fauche et exportation est pratiquée sur la roselière et une gestion hydraulique du marais est assurée afin de limiter son trop fort développement, et ainsi améliorer les habitats potentiels favorables au Phragmite aquatique (migrateur de fin d’été) et la fréquentation du site par les oiseaux d’eau. 

Crédit photo : Animation du 30 septembre à Pen Mané- Jean Pierre Ferrand